Besoins d'un électricien au Sud de mayotte ?

Votre cumulus a moins de dix ans et fuit déjà par la cuve ? Votre facture EDM a doublé depuis que vous avez remplacé votre ancien ballon par un modèle plus grand ? Un chauffe-eau électrique à Mayotte ne vieillit pas comme en métropole. L’humidité permanente, la chaleur tropicale, l’air salin sur la côte et une eau parfois très calcaire raccourcissent la durée de vie des composants, parfois de moitié. Ce guide vous explique, pas à pas, comment fonctionne un ballon d’eau chaude, quelle capacité choisir selon votre foyer, ce que la norme NF C 15-100 exige dans votre salle de bain, les erreurs à éviter et les gestes d’entretien qui font la différence sous climat tropical. Que vous soyez en train de construire à Mamoudzou, de rénover un banga à Dembéni ou de remplacer un cumulus fatigué à Petite-Terre, vous saurez quoi demander à votre électricien, et pourquoi.
Le chauffe-eau électrique expliqué simplement (et pourquoi il est si répandu sur l’île)
Sur l’île, le cumulus reste de loin la solution la plus installée pour produire l’eau chaude sanitaire. Son succès tient à trois raisons : il est simple à poser, peu coûteux à l’achat et il fonctionne quel que soit le temps, contrairement à un chauffe-eau solaire les jours de pluie continue. Voyons concrètement de quoi on parle.
Qu’est-ce qu’un chauffe-eau électrique à accumulation ?
Un chauffe-eau électrique à accumulation, aussi appelé cumulus ou ballon d’eau chaude, est une cuve isolée dans laquelle une résistance électrique chauffe et maintient en température un volume d’eau, généralement entre 50 et 300 litres. Imaginez une grosse bouilloire qui travaille en silence, branchée en permanence, prête à livrer de l’eau chaude dès que vous ouvrez un robinet.
À Mayotte, la plupart des foyers optent pour un modèle vertical mural de 150 à 200 litres, fixé dans un placard technique, dans la salle de bain ou sur un mur de service protégé. La cuve est en acier émaillé, entourée d’un isolant, et reliée à deux circuits : l’eau froide en entrée, l’eau chaude en sortie, et une alimentation électrique dédiée côté tableau.
Ce qu’il faut retenir : contrairement à un chauffe-eau instantané qui chauffe à la demande, l’appareil à accumulation chauffe une réserve, la garde au chaud 24h/24, et la renouvelle au fur et à mesure. C’est ce fonctionnement qui explique son impact sur la facture, et les gestes d’économie possibles.
Les 3 types de chauffe-eau électriques vendus sur l’île
Tous les cumulus ne se valent pas, et le choix technique a des conséquences directes sur la durée de vie et la consommation. Trois grandes familles cohabitent dans les magasins spécialisés à Mamoudzou, Koungou ou Combani :
- Le chauffe-eau blindé standard : résistance en contact direct avec l’eau, moins cher à l’achat, mais plus sensible au tartre.
- Le chauffe-eau stéatite (ACI) : résistance protégée par un fourreau étanche, plus durable, idéal en eau calcaire.
- Le chauffe-eau instantané petit format : sans cuve, pour un évier isolé (studio, banga, évier de cuisine d’appoint).
Pour un logement familial à Mayotte, la stéatite est presque toujours le meilleur compromis malgré un surcoût de 80 à 150 € à l’achat. Dans une résidence à Kawéni par exemple, où l’eau est connue pour être dure, un modèle blindé posé sans précautions peut perdre 40 % de sa performance en trois ans.
Maintenant que le vocabulaire est posé, entrons dans les entrailles du ballon pour comprendre ce qui chauffe, ce qui protège et ce qui lâche en premier.
Comment fonctionne un ballon d’eau chaude : résistance, anode et cuve décryptées
Un cumulus est un objet simple en apparence, mais chaque composant joue un rôle précis, et c’est souvent le maillon faible qui détermine la durée de vie réelle sous climat tropical. Cette section passe en revue les trois pièces dont dépend la longévité de votre équipement : la résistance, l’anode et les organes de sécurité.
Résistance blindée ou stéatite : laquelle résiste mieux à l’eau de Mayotte ?
À Mayotte, l’eau de réseau est souvent modérément à fortement calcaire selon les communes, et cette dureté détruit les résistances au contact direct de l’eau. Une résistance blindée (thermoplongée) est une tige métallique immergée dans l’eau. Elle chauffe vite, coûte moins cher, mais s’entartre rapidement, jusqu’à perdre son efficacité en 3 à 5 ans dans une eau dure.
La résistance stéatite est protégée par un fourreau céramique hermétique. L’eau ne touche jamais le métal chauffant, le tartre se dépose sur le fourreau, et le remplacement se fait sans vidanger la cuve. Sur des logements rénovés à Sada ou Bouéni, où la dureté de l’eau dépasse régulièrement 25°f, la stéatite allonge la durée de vie de la résistance de plusieurs années.
Notre recommandation à Mayotte : optez pour une stéatite dès que votre budget le permet. Le retour sur investissement se fait en général avant le premier détartrage.
Anode magnésium ou ACI : le rempart contre la corrosion tropicale
L’anode est la pièce la moins connue du public, et pourtant la plus stratégique. Son rôle : se sacrifier à la place de la cuve. Sans elle, la corrosion attaque directement l’acier émaillé, et le ballon finit par fuir. Sous climat tropical, la corrosion interne est accélérée par la température d’eau élevée et par les chlorures présents dans certaines eaux du réseau.
Il existe trois technologies : l’anode magnésium (la plus courante, à remplacer tous les 2 à 5 ans), l’anode ACI (Anode à Courant Imposé, auto-entretenue, garantie sans remplacement) et l’anode ACI hybride (combinaison des deux).
Pour un usage à Mayotte, l’ACI hybride est le meilleur choix de longévité : elle ne demande aucun remplacement et protège efficacement la cuve dans des eaux dures ou agressives. Un électricien local confirmait récemment qu’il voit rarement des cuves ACI fuir avant 10 ans à Mayotte, contre 6 à 8 ans pour une anode magnésium jamais contrôlée.
Thermostat et groupe de sécurité : les deux organes qui protègent l’installation
Le thermostat régule la température de chauffe (idéalement réglé entre 55 et 60 °C). Le groupe de sécurité, lui, est une petite pièce en laiton vissée sur l’arrivée d’eau froide, obligatoire pour toute installation conforme. Il évacue la surpression qui se crée quand l’eau chauffe et se dilate dans la cuve.
Sans groupe de sécurité fonctionnel, deux risques majeurs apparaissent : la cuve peut se déformer, voire exploser sous pression, et votre assurance refusera toute indemnisation en cas de sinistre. Un groupe de sécurité doit s’actionner une fois par mois minimum pour vérifier qu’il n’est pas bloqué par le tartre.
Dans la plupart des rénovations visitées à Mayotte, c’est la pièce la plus souvent oubliée ou mal entretenue. Le siphon de l’évacuation est lui aussi fréquemment absent, ce qui rend le contrôle impossible sans inonder le sol.
Ces composants donnent au ballon son potentiel de durée de vie. Voyons maintenant ce que la réglementation impose côté raccordement et sécurité électrique.
Normes NF C 15-100 et règles EDM : ce que votre chauffe-eau doit respecter
En France, toute installation électrique neuve ou rénovée doit respecter la norme NF C 15-100, qui s’applique également à Mayotte en tant que département. À cela s’ajoutent les spécificités du réseau EDM, puissance souscrite, équilibrage des phases, options tarifaires. Voici ce qui concerne votre cumulus.
Les exigences NF C 15-100 dans la salle de bain à Mayotte
La norme définit trois volumes de sécurité autour de la baignoire ou de la douche (volumes 0, 1 et 2), qui déterminent ce que vous avez le droit d’installer et à quelle distance des points d’eau. Un chauffe-eau peut être posé en volume 1 uniquement s’il est alimenté par un circuit protégé par un dispositif différentiel 30 mA et s’il est de classe I avec raccordement à la terre.
Côté tableau, le ballon doit être alimenté par un circuit dédié, protégé par un disjoncteur calibré selon la puissance de la résistance (typiquement 16 A pour 2 000 à 2 400 W, 20 A pour 2 500 à 3 000 W). La section de câble standard est de 2,5 mm² cuivre. La liaison équipotentielle supplémentaire est obligatoire dans la salle de bain, elle relie toutes les masses métalliques (tuyaux, bonde, chauffe-eau) à la terre.
À Mayotte, la corrosion accélérée des bornes et des connexions impose un contrôle visuel périodique. Un raccordement oxydé peut provoquer un échauffement anormal, un départ de feu, ou un déclenchement intempestif du différentiel, symptôme que beaucoup de particuliers prennent à tort pour une panne de résistance.

Pour un aperçu complet des règles applicables à cette pièce sensible, consultez notre guide dédié à l’installation électrique de la salle de bain.
Ce que le particulier peut vérifier lui-même (et ce qu’il doit déléguer)
Un particulier peut contrôler plusieurs points sans risque : l’état visuel du ballon et de ses raccordements, la manœuvre mensuelle du groupe de sécurité, le réglage du thermostat s’il est accessible, et la propreté du siphon d’évacuation. Ces gestes n’impliquent aucune intervention sur le circuit électrique.
En revanche, tout ce qui touche au raccordement électrique, au remplacement de la résistance ou à la vidange complète doit être confié à un électricien qualifié. La norme l’impose, et l’assurance l’exigera en cas de sinistre. À Mayotte, exigez systématiquement un devis détaillé et la preuve de qualification de l’artisan avant toute intervention.
Les règles étant posées, regardons concrètement ce qui rate dans les installations du quotidien mahorais.
Chauffe-eau à Mayotte : 4 erreurs qui coûtent cher (et qu’on voit encore trop souvent)
Les pannes précoces de ballon d’eau chaude sur l’île sont rarement des défauts de fabrication. Elles viennent presque toujours d’erreurs d’installation ou de choix du modèle. Voici les quatre qui reviennent le plus souvent dans les interventions de dépannage, et comment les éviter.
Installer un chauffe-eau trop petit pour un foyer qui grandit
Un couple achète un ballon de 100 litres pour un logement à M’tsapéré. Trois ans plus tard, l’enfant est né, la grand-mère vient vivre avec eux, et les douches s’enchaînent le matin. Résultat : l’eau froide arrive au milieu de la douche du troisième, et le chauffe-eau tourne presque en continu pour rattraper. La surconsommation électrique atteint facilement 30 % par rapport à un ballon correctement dimensionné.
La bonne pratique : anticiper le foyer à 5 ans, pas celui d’aujourd’hui. Un ballon surdimensionné de 20 % coûte à peine plus cher à l’achat et consomme moins, car il ne tourne pas à plein régime en permanence.
Négliger la résistance adaptée à l’eau calcaire locale
Certains quartiers de Mayotte sont connus pour une eau particulièrement calcaire. Installer un chauffe-eau à résistance blindée dans ces zones, c’est programmer un détartrage lourd au bout de 3 ans, et un remplacement de résistance avant 6 ans.
La bonne pratique : vérifier la dureté de l’eau auprès de la SMAE ou demander à son voisinage. Au-delà de 20°f, la stéatite devient quasi obligatoire si l’on veut éviter des interventions récurrentes.
Poser un cumulus dans un local humide mal ventilé
Placer un chauffe-eau dans un débarras fermé ou dans une pièce sans aération, c’est exposer toutes les parties métalliques (bornier, vis, raccords) à une humidité permanente. La corrosion des contacts électriques provoque des déclenchements de disjoncteur et, à terme, une défaillance de la résistance.

La bonne pratique : prévoir une ventilation haute et basse, ou à défaut, installer le ballon dans un placard ouvert. Protéger son installation contre l’humidité doit être un réflexe permanent sur l’île.
Oublier le groupe de sécurité ou le siphon d’évacuation
Dans certaines rénovations bon marché, le groupe de sécurité est monté sans évacuation correcte, l’eau de dilatation coule dans un seau ou sur le sol. Ce bricolage rend l’actionnement mensuel impossible et masque les signes de dysfonctionnement.
La bonne pratique : toujours raccorder le groupe de sécurité à un siphon d’évacuation relié aux eaux usées. C’est ce qui permet de vérifier, à chaque manœuvre, que la pièce fonctionne, sans inonder la salle de bain.
Pour résumer les quatre erreurs et leur parade :
| Erreur | Conséquence | Bonne pratique |
| Ballon sous-dimensionné | Surconsommation + inconfort | Dimensionner à +5 ans |
| Résistance blindée en eau dure | Détartrage précoce | Choisir stéatite |
| Local humide non ventilé | Corrosion des contacts | Ventilation haute/basse |
| Groupe de sécurité mal raccordé | Risque cuve + refus assurance | Siphon d’évacuation obligatoire |
Ces erreurs étant identifiées, passons aux gestes qui prolongent réellement la durée de vie de votre équipement.
5 conseils pratiques pour faire durer votre chauffe-eau sous climat tropical
Un chauffe-eau bien entretenu tient 12 à 15 ans même à Mayotte. Mal entretenu, il ne dépasse pas 6 ou 7 ans. Ces cinq gestes, simples à mettre en œuvre, font la différence entre une facture maîtrisée et un remplacement anticipé coûteux.
Régler le thermostat entre 55 et 60 °C : ni trop, ni trop peu
Beaucoup d’utilisateurs règlent leur thermostat au maximum, pensant disposer de plus d’eau chaude. C’est une fausse économie. Au-delà de 65 °C, le tartre se dépose beaucoup plus vite, la consommation grimpe, et l’eau sort si chaude qu’il faut la mélanger avec beaucoup d’eau froide au robinet, donc en produire davantage.
En dessous de 50 °C, autre problème : la légionelle, une bactérie qui se développe dans les réseaux d’eau chaude tiède. La fourchette 55-60 °C est le compromis entre sécurité sanitaire, économie et longévité. À Mayotte, où la température ambiante est déjà élevée, inutile de monter au-delà.
Faire vidanger et détartrer tous les 18 à 24 mois
La vidange-détartrage consiste à vider la cuve, retirer les dépôts, contrôler la résistance et remettre en eau propre. Sur un ballon stéatite, l’opération prend une heure environ. Sur un blindé en eau dure, elle peut prendre plus de temps si les dépôts sont importants.
À Mayotte, la périodicité recommandée est plus serrée qu’en métropole : tous les 18 à 24 mois, contre 2 à 4 ans en zone à eau douce. Un ballon qu’on n’a jamais détartré en 5 ans peut perdre 20 à 30 % de sa capacité utile, vous payez pour chauffer du tartre.
Installer un contacteur jour/nuit pour profiter des heures creuses EDM
Si votre contrat EDM inclut une option heures creuses (ou « double tarif »), un petit module installé dans le tableau électrique, le contacteur jour/nuit, déclenche la chauffe uniquement pendant les plages où l’électricité est moins chère. Les économies peuvent atteindre 20 à 30 % sur la part « eau chaude » de la facture.
Tarifs et plages horaires à vérifier directement auprès d’EDM, car les conditions tarifaires évoluent régulièrement. L’investissement dans le contacteur (moins de 100 €, pose incluse) est amorti en quelques mois sur un foyer de 4 personnes.

Pour comprendre la logique des circuits dédiés à Mayotte, notre guide climatisation aborde une problématique proche.
Vérifier l’anode anticorrosion une fois par an
L’anode magnésium s’use, c’est son rôle. Mais si elle disparaît complètement, la cuve n’est plus protégée et commence à se corroder. Un contrôle annuel visuel (par un électricien ou un plombier) permet de remplacer la pièce avant qu’il ne soit trop tard. Sur les modèles ACI hybride, ce contrôle n’est pas nécessaire, l’anode s’entretient électroniquement.
Pour ce type de maintenance préventive, une anode de rechange de qualité compatible avec votre modèle de cumulus fait toute la différence, c’est exactement le genre de matériel que vous trouverez bientôt sur la boutique Mayterio.
Protéger les zones humides et les logements en bord de mer
Dans les logements proches de la côte, Bandrélé, Dzaoudzi, Sakouli, l’air salin corrode les borniers métalliques et les vis de fixation plus vite qu’ailleurs. Graisser les contacts avec une graisse diélectrique lors des contrôles, privilégier les modèles avec habillage renforcé, et couvrir provisoirement le ballon en période de cyclone prolongent sensiblement sa durée de vie.

L’article dédié à l’installation en bord de mer détaille les protections spécifiques.
Ces conseils s’adressent à tous les foyers. Mais avant de parler entretien, encore faut-il avoir choisi la bonne capacité, sujet de la prochaine section.
Quelle capacité de chauffe-eau choisir à Mayotte selon la taille de votre foyer ?
Pour 1 à 2 personnes, un ballon de 75 à 100 litres suffit. Pour 3 à 4 personnes, prévoyez 150 à 200 litres. Au-delà de 5 personnes, passez à 250 ou 300 litres. À Mayotte, ajoutez environ 10 % à ces repères si vous prenez plus de douches longues ou si vous utilisez beaucoup d’eau chaude en cuisine. Un ballon bien dimensionné évite les pannes sèches et limite les cycles de chauffe inutiles.
Pour objectiver ces repères, voici un tableau de synthèse qui croise capacité du ballon, taille du foyer, usage quotidien et consommation annuelle estimée dans les conditions locales :
| Capacité | Foyer adapté | Usage quotidien type | Conso annuelle estimée* |
| 50 L | 1 personne | 1 douche, vaisselle | 700 – 900 kWh |
| 75 – 100 L | 1 à 2 personnes | 2 douches, cuisine | 1 100 – 1 500 kWh |
| 150 L | 3 personnes | 3 douches + usages courants | 1 500 – 2 000 kWh |
| 200 L | 3 à 4 personnes | Famille standard | 2 000 – 2 500 kWh |
| 250 L | 4 à 5 personnes | Famille + baignoire régulière | 2 500 – 3 200 kWh |
| 300 L | 5 à 7 personnes | Grande famille ou colocation | 3 200 – 4 000 kWh |
*Estimations basées sur une chauffe à 60 °C avec arrivée d’eau froide tempérée (environ 25-28 °C à Mayotte contre 10-15 °C en métropole). À usage équivalent, un foyer mahorais consomme près de 20 % de moins qu’un foyer métropolitain grâce à cette eau d’entrée plus chaude. La consommation réelle dépend aussi de l’isolation du ballon, de l’âge de l’équipement et des habitudes de douche, à comparer avec votre facture EDM annuelle pour affiner.
Célibataire ou couple : un ballon de 50 à 100 litres suffit-il ?
Pour une personne seule vivant en studio à Kawéni ou dans un appartement T2 à Mamoudzou, un ballon de 50 litres couvre une douche quotidienne et la vaisselle. Pour un couple, 100 litres est le minimum confortable, surtout si vous prenez vos douches le matin à peu d’intervalle.
Les modèles compacts ou plats (type Malicio) permettent de gagner de la place dans les petits logements tout en offrant une semi-accumulation intelligente. Ce sont d’excellents choix pour un studio ou un premier achat, à condition de vérifier la compatibilité avec votre circuit électrique existant.
Famille de 3 à 5 personnes : la bonne fourchette entre 150 et 200 L
C’est le segment le plus courant à Mayotte, et le piège le plus fréquent : beaucoup de familles de 4 s’équipent d’un 150 L alors qu’un 200 L serait plus adapté, surtout avec deux ados qui enchaînent les douches. Le coût supplémentaire à l’achat est modéré (50 à 150 € selon les marques), mais le confort gagné est considérable.
Dans une maison à Tsingoni ou à Chirongui, un foyer de 4 personnes avec une baignoire utilisée régulièrement devrait même viser le 250 L si l’espace le permet. Mieux vaut un ballon un peu surdimensionné qui tourne à 70 % qu’un ballon trop juste à 100 % en permanence.
Grande famille ou colocation : quand passer à 250 ou 300 L
Pour un foyer de 5 à 7 personnes, ou une colocation à Combani, le 250 L devient le minimum. Au-delà, le 300 L est justifié, mais attention à l’espace de pose, car un ballon de 300 L vertical mesure souvent plus de 1,75 m de hauteur pour 60 cm de diamètre. Vérifiez les contraintes de passage (portes, escaliers) avant l’achat.
Dans certains cas, deux ballons de 150 L installés en parallèle peuvent être plus pratiques qu’un seul ballon géant, cette configuration facilite la maintenance et permet de couper l’un des deux pendant les absences prolongées.
Questions fréquentes sur le chauffe-eau électrique à Mayotte
Combien coûte un chauffe-eau électrique à Mayotte (achat + pose) ?
Comptez entre 350 et 900 € pour l’achat, selon la capacité (150 L à 300 L) et la technologie (blindé ou stéatite). La pose par un électricien qualifié représente entre 250 et 500 € selon la complexité du raccordement (remplacement à l’identique vs nouvelle installation). Un budget total de 700 à 1 400 € est réaliste pour un ballon de 200 L stéatite posé dans de bonnes conditions. Les tarifs varient selon les enseignes locales et la distance d’intervention : un chantier à Bouéni ne coûte pas le même prix qu’à Koungou. Tarifs indicatifs, à valider par devis auprès de plusieurs artisans.
Quelle durée de vie espérer pour un cumulus sous climat tropical ?
Un chauffe-eau électrique bien entretenu tient 10 à 12 ans en moyenne à Mayotte, contre 12 à 15 ans en métropole. La différence vient de l’humidité, de la chaleur, et d’une eau parfois plus agressive. Un ballon stéatite avec anode ACI hybride, installé dans un local ventilé et détartré régulièrement, peut atteindre 15 ans. À l’inverse, un modèle blindé négligé dans un local humide ne dépasse pas 6 ou 7 ans. L’entretien fait plus que doubler la durée de vie, c’est le premier levier, bien avant le prix d’achat.
Faut-il choisir un chauffe-eau électrique ou solaire à Mayotte ?
Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) est plus économique à l’usage, puisqu’il utilise l’ensoleillement généreux de l’île, et bénéficie d’une subvention EDM dans le cadre du programme Hodari. Son prix d’achat reste plus élevé (1 500 à 3 500 € avant aide), mais le retour sur investissement est rapide sur un foyer de 4+. Le chauffe-eau électrique reste pertinent pour les petits budgets, les locataires, ou les logements sans toit exposé correctement. Pour approfondir, consultez notre guide sur le chauffe-eau solaire et les aides EDM à Mayotte.
Pourquoi mon chauffe-eau fait-il disjoncter le tableau électrique ?
Trois causes dominent : une résistance en fin de vie qui crée une fuite à la terre détectée par le différentiel 30 mA, un bornier corrodé par l’humidité qui provoque un court-circuit intermittent, ou une protection mal calibrée (disjoncteur trop faible pour la puissance du ballon). Le diagnostic demande un multimètre et parfois un mégohmmètre, intervention pour électricien. Ne jamais shunter ou remplacer par un disjoncteur plus fort : c’est le signe qu’un défaut existe, pas qu’il faut l’ignorer. Pour comprendre le dimensionnement de protection d’un gros appareil, notre guide sur le choix du disjoncteur pour un gros appareil applique les mêmes principes.
Quelle section de câble pour raccorder un ballon de 200 L à Mayotte ?
Un ballon de 200 L avec résistance standard de 2 400 à 3 000 W se raccorde en 2,5 mm² cuivre, protégé par un disjoncteur 16 A ou 20 A selon la puissance exacte. Pour un modèle triphasé (rare en résidentiel à Mayotte) ou une résistance supérieure à 3 500 W, passez en 4 mm² avec disjoncteur 25 A. La longueur du câble entre le tableau et le ballon influe aussi : au-delà de 20 mètres, envisagez la section supérieure pour limiter la chute de tension. Toujours en aval d’un dispositif différentiel 30 mA, obligation NF C 15-100.
Peut-on installer soi-même un chauffe-eau électrique à Mayotte ?
Non, pas en toute légalité. La NF C 15-100 exige qu’un professionnel qualifié intervienne sur tout raccordement au tableau et sur la liaison équipotentielle en salle de bain. Un particulier peut effectuer la partie plomberie (raccordement eau froide, eau chaude, groupe de sécurité) à condition de savoir souder ou sertir. Mais le raccordement électrique et la mise en service doivent être faits par un électricien, faute de quoi votre assurance refusera toute prise en charge en cas de sinistre. Le coût d’un pro est largement inférieur au risque encouru.
Un équipement qui mérite qu’on prenne le temps de bien choisir
Un chauffe-eau électrique à Mayotte n’est pas un achat anodin : il impacte votre facture chaque mois, votre confort quotidien, et votre sécurité. Les trois leviers qui font la différence entre un équipement qui dure 15 ans et un qui lâche au bout de 6, capacité bien dimensionnée, technologie adaptée à l’eau locale, entretien régulier, sont tous à votre portée. Prenez le temps de comparer plusieurs devis, exigez un artisan qualifié, et posez les bonnes questions sur la résistance, l’anode et le groupe de sécurité. Mayterio continue de publier des guides pratiques pour que chaque foyer et chaque professionnel à Mayotte dispose de l’information locale qui lui manque, parce qu’un équipement électrique bien choisi, c’est un problème en moins pour les dix années à venir.





