Besoins d'un électricien au Sud de mayotte ?

Votre facture EDM a franchi les 200 € ce mois-ci et vous ne comprenez pas pourquoi ? À Mayotte, quelques appareils concentrent à eux seuls plus de 70 % de la consommation électrique d’un foyer, et la plupart des habitants sous-estiment largement lesquels. Entre le climat tropical qui fait tourner la climatisation toute l’année, un chauffe-eau souvent mal piloté, et un tarif EDM dont la moindre kWh coûte aussi cher qu’en métropole, identifier les appareils qui consomment le plus à Mayotte devient un réflexe budgétaire indispensable. Ce classement chiffré vous permet de repérer d’un coup d’œil lequel de vos équipements plombe votre note, combien il vous coûte vraiment par an, et quelles actions ont un impact réel sur la facture.
Pourquoi la consommation d’électricité explose plus vite à Mayotte qu’en métropole
La même famille, avec les mêmes appareils, paiera généralement plus cher à Mayotte qu’à Nantes ou Bordeaux. La cause n’est pas le tarif du kWh, il est aligné sur le tarif bleu métropolitain grâce à la péréquation tarifaire des ZNI (Zones Non Interconnectées), mais bien un cumul de facteurs climatiques et comportementaux qui font que chaque appareil travaille plus intensément ici.
Le climat tropical : l’accélérateur silencieux de votre facture
Sur l’île, les températures oscillent entre 25 °C et 32 °C toute l’année, et l’humidité dépasse couramment 80 % en saison humide. Cette constance change radicalement la donne énergétique : la plupart des appareils consomment proportionnellement à l’écart thermique avec leur environnement.
Un réfrigérateur conçu pour maintenir 4 °C à l’intérieur dans une cuisine métropolitaine à 20 °C a un écart à gérer de 16 °C. Le même frigo à Dembéni, dans une cuisine exposée en tôle qui monte à 34 °C en pleine journée, travaille sur un écart de 30 °C, quasiment le double. Mécaniquement, sa consommation peut grimper de 25 à 40 % sur l’année sans que l’utilisateur ne change aucune habitude.
Ce mécanisme joue aussi pour la climatisation (qui doit refroidir 9 à 12 mois par an au lieu de 2 ou 3), pour les congélateurs coffres posés dans les garages non ventilés, et même pour les box internet dont la longévité s’écroule avec la chaleur ambiante. Le climat ne rend pas l’électricité plus chère à Mayotte : il rend chaque appareil plus gourmand.
Le tarif EDM : ce que coûte réellement 1 kWh sur l’île
Le tarif bleu réglementé EDM s’aligne sur celui de la métropole, soit environ 0,20 €/kWh TTC en option Base 6 kVA début 2026 (tarifs indicatifs, vérifier sur le site d’EDM Mayotte). Cela peut sembler modéré, mais il faut remettre les choses en perspective : à Mayotte, le coût réel de production de l’électricité est près de quatre fois supérieur à celui de la métropole, car les centrales thermiques tournent au gasoil importé. La différence est absorbée par la péréquation, mais cela ne réduit en rien la facture que vous payez.
Pour un logement familial typique consommant 5 000 kWh par an, cela représente environ 1 000 € annuels. Et ce budget grimpe vite dans les foyers climatisés. Avant même d’identifier vos appareils gourmands, un rapide audit permet de chiffrer quelques appareils individuellement :
- Un appareil de 2 000 W qui tourne 4 heures par jour toute l’année consomme près de 2 920 kWh/an, soit environ 580 €.
- Un appareil de 100 W en veille permanente (type décodeur) consomme 876 kWh/an, soit 175 €.
- Chaque tranche de 500 kWh économisée représente environ 100 € de moins sur la facture annuelle.
Avec ce repère en tête, le classement qui suit devient immédiatement parlant. Maintenant que vous avez les repères financiers, voyons concrètement quels sont les appareils qui consomment le plus à Mayotte et combien ils vous coûtent.
Le classement : les 10 appareils les plus énergivores d’un logement mahorais
Ce classement reflète la réalité d’un logement familial mahorais moyen, F3 ou maison individuelle avec 3 à 5 occupants. L’ordre peut varier selon votre équipement (piscine, présence d’un sèche-linge, etc.), mais les trois premiers restent quasi toujours les mêmes : climatisation, chauffe-eau, congélation. Ensemble, ils pèsent souvent plus de 60 % de la facture annuelle.
Voici le récapitulatif synthétique avant le détail de chaque appareil :
| Rang | Appareil | Conso annuelle estimée | Coût annuel indicatif (≈0,20 €/kWh) |
| 1 | Climatisation split | 1 500 à 3 500 kWh | 300 à 700 € |
| 2 | Chauffe-eau électrique | 1 500 à 2 200 kWh | 300 à 440 € |
| 3 | Congélateur coffre | 350 à 550 kWh | 70 à 110 € |
| 4 | Réfrigérateur-congélateur | 300 à 450 kWh | 60 à 90 € |
| 5 | Plaques & four électrique | 400 à 800 kWh | 80 à 160 € |
| 6 | Sèche-linge | 350 à 500 kWh | 70 à 100 € |
| 7 | Pompe de piscine | 800 à 1 800 kWh | 160 à 360 € |
| 8 | Lave-linge | 100 à 250 kWh | 20 à 50 € |
| 9 | Fer / centrale vapeur | 30 à 60 kWh | 6 à 12 € |
| 10 | Appareils en veille | 250 à 500 kWh | 50 à 100 € |
N°1 : La climatisation : jusqu’à 40 % de votre facture à elle seule
Dans un logement climatisé à Mayotte, tous les autres appareils réunis ne font pas toujours le poids face à elle. Un split mural 12 000 BTU consomme entre 900 W et 2 500 W selon sa classe énergétique et son entretien, avec une puissance frigorifique de 3,4 kW environ.
Sur l’île, les conditions d’usage sont bien plus intensives qu’en métropole. Là où un climatiseur métropolitain fonctionne 300 à 500 heures par an, le même appareil tourne facilement 2 000 à 3 000 heures par an à Mamoudzou ou Passamainty. Pour un split de 2 000 W utilisé 8 heures par jour, 300 jours par an, on atteint 4 800 kWh/an, soit près de 960 €. Un modèle Inverter de classe A+++ bien entretenu descend cette consommation à 1 500-2 000 kWh/an, pour un service équivalent.
La différence entre un bon et un mauvais choix de climatiseur se chiffre en centaines d’euros par an. Les éléments qui pèsent le plus sont la technologie Inverter (qui module la puissance au lieu de couper-relancer), le coefficient SEER, la température de consigne (chaque degré en moins augmente la conso d’environ 7 %) et l’entretien des filtres, critique dans un climat salin et poussiéreux.

Pour en savoir plus sur les risques liés à une clim sous-dimensionnée, consultez notre guide sur la climatisation et les risques de surcharge électrique.
N°2 : Le chauffe-eau électrique : le gouffre oublié
Beaucoup d’habitants le découvrent en décortiquant leur facture : le cumulus peut représenter 15 à 25 % de la consommation annuelle d’un foyer mahorais. Paradoxal pour une île où l’eau du réseau sort déjà tiède.
Un ballon électrique standard de 200 litres consomme typiquement 1 500 à 2 200 kWh par an pour une famille de quatre personnes, soit 300 à 440 € annuels. La cause principale : la résistance qui maintient l’eau à 60-65 °C en permanence, qu’on l’utilise ou non. Les pertes thermiques d’un ballon mal isolé peuvent représenter jusqu’à 30 % de sa consommation.
À Mayotte, deux leviers font chuter cette dépense de façon spectaculaire. Le premier, c’est de programmer le chauffe-eau pour qu’il ne chauffe que quelques heures par jour, généralement la nuit. Le second, c’est d’envisager le chauffe-eau solaire thermique, particulièrement rentable sous le soleil mahorais : la plupart des foyers équipés économisent 60 à 80 % sur ce poste. Dans un logement à M’tsapéré ou à Bouéni, l’investissement s’amortit en 4 à 6 ans.
N°3 : Le congélateur coffre : le champion caché des cuisines mahoraises
Rares en métropole, ils sont partout à Mayotte, dans les garages, sur les terrasses couvertes, dans les arrière-cuisines. Stocker viande, poisson et produits frais en grande quantité fait partie intégrante du mode de vie local, surtout là où l’approvisionnement est irrégulier.
Un congélateur coffre de 300 litres consomme en théorie 250 à 350 kWh/an en conditions idéales. Mais à Mayotte, sa consommation réelle monte souvent à 450-550 kWh/an pour une raison simple : il est rarement placé dans un local climatisé. Un congélateur posé dans un garage qui monte à 35 °C doit lutter en permanence pour maintenir -18 °C à l’intérieur, ce qui fait exploser sa consommation.
Le cas typique : un congélateur de 10 ans ou plus, placé collé contre un mur en tôle exposé plein ouest. Il peut facilement consommer le double d’un modèle récent de classe A+++ bien positionné. Remplacer un vieux congélateur coffre par un modèle moderne à haute efficacité énergétique se rentabilise souvent en 3 à 4 ans à Mayotte, contre 7 à 10 ans en métropole.
N°4 : Le réfrigérateur-congélateur : 24 h/24, 365 jours par an
C’est l’appareil qui ne s’arrête jamais. Même vide, il consomme. Et comme il tourne en continu, même une petite inefficacité devient vite coûteuse sur un an.
Un réfrigérateur-congélateur combiné moderne de classe A+++ consomme 250 à 350 kWh/an en conditions métropolitaines. À Mayotte, dans une cuisine non climatisée à 30 °C et plus, comptez 300 à 450 kWh annuels, soit jusqu’à 90 €. Un modèle ancien, mal ventilé à l’arrière ou dont les joints ne ferment plus correctement peut atteindre 600-700 kWh/an.
L’emplacement fait une différence énorme. Trois règles suffisent à gagner 10 à 15 % de consommation sans rien changer d’autre :
- Laisser au moins 10 cm d’espace derrière et au-dessus pour permettre la circulation d’air
- Ne jamais placer le frigo à côté du four ou de la gazinière, dont la chaleur le force à compenser
- Vérifier les joints une fois par an, un test simple consiste à glisser une feuille de papier dans le joint : si elle glisse sans résistance, il est à remplacer
Un frigo bien positionné à Combani ou Koungou vous coûte deux fois moins qu’un frigo mal installé dans la même maison.
N°5 : Les plaques de cuisson et le four électrique
Entre la cuisine du quotidien et les préparations traditionnelles qui demandent du temps, pilao, mataba, poisson au coco, la cuisson pèse 400 à 800 kWh par an selon le type d’équipement et les habitudes familiales.
Les plaques vitrocéramiques consomment davantage que l’induction, car elles chauffent par rayonnement et perdent beaucoup d’énergie dans l’air ambiant. Une plaque induction, à l’inverse, chauffe uniquement le récipient et coupe instantanément : on estime son rendement à près de 90 % contre 60 % pour la vitrocéramique. Pour un foyer qui cuisine quotidiennement, le gain annuel peut atteindre 100 à 150 kWh.
Le four électrique, lui, reste un gros consommateur occasionnel. Chaque heure de cuisson à 200 °C représente environ 1,5 à 2 kWh. Un four mal entretenu, dont le joint est usé, peut perdre jusqu’à 20 % d’efficacité, autant de chaleur gaspillée dans la cuisine, qui fait tourner la clim en plus.
N°6 : Le sèche-linge : l’appareil à bannir sous le climat mahorais
Il consomme 350 à 500 kWh par an pour un usage régulier. Dans un contexte métropolitain, cela peut se justifier. À Mayotte, c’est presque une aberration énergétique : le soleil sèche un linge en 30 à 60 minutes en saison sèche, et un grand tendoir abrité suffit largement pendant la saison humide.
L’argument du « gain de temps » ne tient pas non plus économiquement. Chaque cycle de sèche-linge consomme 2,5 à 4 kWh, soit 0,50 à 0,80 € par lessive. Sur un an, un foyer qui en fait 3 à 4 par semaine paie 80 à 150 € pour un service que le climat mahorais offre gratuitement.
Si vous êtes déjà équipé, limitez son usage aux urgences et aux périodes de fortes pluies prolongées. Si vous n’en avez pas encore, investir dans un sèche-linge à Mayotte est rarement un bon calcul, sauf modèle pompe à chaleur à très haute efficacité, dont le prix d’achat se rentabilise mal sur un usage occasionnel.
N°7 : La pompe de piscine : discrète mais coûteuse
Dans les quartiers résidentiels comme Iloni, Majicavo ou Combani, les piscines privées se multiplient. Leur pompe de filtration fonctionne silencieusement, mais elle consomme bien plus que la plupart des gros électroménagers.
Une pompe de 500 à 1 000 W qui tourne 8 à 10 heures par jour toute l’année représente 1 500 à 3 500 kWh/an, soit 300 à 700 €. Pour une piscine avec chauffage électrique ou robot nettoyeur automatique, la note peut dépasser 1 000 € annuels.
Les solutions existent. Une pompe à vitesse variable bien dimensionnée consomme 50 à 70 % de moins qu’une pompe à vitesse fixe. Adapter la durée de filtration à la saison (réduire en saison fraîche, ajuster selon la fréquentation) permet aussi de gagner plusieurs centaines de kWh. Et pour les installations récentes, le couplage avec une production solaire photovoltaïque rend la filtration quasi gratuite.
N°8 : Le lave-linge : surtout sur les cycles chauds
Contrairement aux idées reçues, le lave-linge ne consomme pas énormément si on l’utilise à froid ou à 30 °C. C’est la chauffe de l’eau qui plombe la consommation, pas le tambour.
Un cycle à 30 °C consomme environ 0,3 kWh. Le même cycle à 60 °C monte à 1 kWh, et un 90 °C peut atteindre 2 kWh. Sur 200 lessives par an, la différence entre « tout à 30 °C » et « tout à 60 °C » représente 140 kWh, soit 28 € par an sans compter l’usure accélérée du linge.
À Mayotte, le climat chaud permet de laver presque tout à froid ou à 30 °C sans problème d’hygiène. Le lave-linge descend alors sous les 100 kWh annuels, un poste devenu marginal dans la facture.
N°9 : Le fer et la centrale vapeur
Souvent oublié dans les calculs, le fer à repasser consomme peu cumulé sur l’année, mais il appelle un gros pic instantané, 2 000 à 2 400 W. Pour une centrale vapeur, comptez 2 200 W en continu quand elle est en chauffe.
L’impact annuel reste modeste : 30 à 60 kWh/an, soit 6 à 12 €. Mais l’intérêt de le connaître est ailleurs : sa puissance instantanée peut faire sauter un tableau électrique sous-dimensionné, surtout s’il est utilisé en même temps que la plaque induction ou la bouilloire. C’est l’un des appareils qui révèlent les installations mahoraises limites, notamment dans les logements anciens de Mamoudzou ou M’tsapéré encore câblés en 1,5 mm² sur la prise de fer.
N°10 : Les appareils en veille : box, TV, décodeur, chargeurs
On les oublie systématiquement, et c’est précisément pour cela qu’ils pèsent lourd. Un foyer équipé d’une box internet, d’un décodeur TV, d’une télévision, d’une console de jeux et de quelques chargeurs consomme en veille permanente 25 à 60 W en continu.
Ramené à l’année, c’est énorme : 250 à 500 kWh, soit 50 à 100 € annuels qui partent en fumée pour… rien. L’ADEME estime que les consommations de veille représentent près de 10 % de la facture d’électricité d’un foyer équipé. Pour ce type d’installation, une multiprise à interrupteur de bonne qualité fait toute la différence, c’est exactement le genre de matériel que vous trouverez bientôt sur la boutique Mayterio.
Vous savez désormais quels appareils surveiller en priorité. Mais dans votre logement précisément, lequel pèse le plus ?
Quel appareil consomme le plus dans un logement à Mayotte ?
La réponse dépend directement de votre équipement et de votre mode de vie. Pour vous aider à identifier le coupable principal chez vous, voici les deux profils les plus fréquents sur l’île.
Dans un logement mahorais moyen, l’appareil qui consomme le plus est presque toujours la climatisation split, avec 1 500 à 3 500 kWh par an selon son usage et sa classe énergétique. Elle représente à elle seule 30 à 45 % de la facture annuelle pour un foyer climatisé. Dans les logements sans clim, le chauffe-eau électrique prend sa place de numéro un.
Le cas d’un F3 climatisé à Mamoudzou
Dans un F3 de 65 m² à Mamoudzou occupé par un couple avec un enfant, équipé d’un split 9 000 BTU, d’un chauffe-eau 150 L, d’un réfrigérateur-congélateur et d’un petit congélateur coffre d’appoint, la répartition type est claire.
La climatisation, utilisée 6 heures par jour en moyenne (chambre la nuit + séjour le soir), pèse environ 1 800 kWh/an. Le chauffe-eau en programmation nuit tourne autour de 1 500 kWh/an. Le couple frigo-congélateur ajoute 650 kWh/an. Cuisson, lave-linge, éclairage LED et veille cumulés complètent la facture pour un total d’environ 4 800-5 200 kWh/an, soit 960 à 1 040 € annuels.
Le cas d’une maison individuelle en Petite-Terre avec piscine
Dans une maison de 120 m² à Pamandzi équipée de deux splits, d’une piscine avec filtration, d’un chauffe-eau solaire d’appoint électrique, et des équipements ménagers habituels, le classement change radicalement. La somme des deux climatiseurs monte à 4 000-5 000 kWh/an, mais la piscine devient le deuxième poste avec 1 500-2 000 kWh. Le chauffe-eau solaire réduit ce poste à 400-600 kWh seulement. Total facture : 7 500 à 9 000 kWh/an, soit autour de 1 600 €.

La morale est simple : avant de chercher à économiser sur les petits postes, identifiez votre top 3. Pour vraiment réduire concrètement votre facture EDM, concentrez 80 % de vos efforts sur les deux ou trois appareils en tête de classement.
Comment mesurer précisément la consommation de vos appareils
Les fourchettes ci-dessus donnent les bons ordres de grandeur, mais rien ne vaut une mesure réelle sur vos propres équipements. Deux outils suffisent pour établir un diagnostic fiable et prioriser vos actions correctrices.
Le wattmètre : l’outil à 15 € qui révèle tout
Un wattmètre, c’est une prise intermédiaire qui se branche entre votre prise murale et l’appareil à mesurer. Il affiche en temps réel la puissance absorbée (en W) et cumule la consommation dans la durée (en kWh). Pour 15 à 25 € dans n’importe quelle enseigne de bricolage à Kawéni ou en ligne, c’est l’investissement le plus rentable qu’on puisse faire pour son foyer.
La méthode est simple : branchez-le sur l’appareil à auditer pendant une semaine d’usage normal, relevez la consommation cumulée, et multipliez par 52. Vous obtenez la consommation annuelle réelle, adaptée à votre usage et à votre climat intérieur. Les résultats réservent souvent des surprises : beaucoup de foyers découvrent que leur vieux congélateur coûte 150 € par an, ou que leur box internet consomme deux fois plus qu’ils ne l’imaginaient.
Lire et décoder l’étiquette énergie européenne
Depuis la refonte de l’étiquette énergie en 2021, le classement va désormais de A (très économe) à G (très énergivore). L’étiquette indique aussi la consommation annuelle estimée en kWh, un chiffre calculé selon des tests normalisés.
À Mayotte, ce chiffre est à majorer d’environ 20 à 30 % pour tenir compte du climat réel, surtout pour les appareils de froid (frigos, congélateurs, clim). Un frigo affiché 280 kWh/an consommera plutôt 340-360 kWh dans une cuisine mahoraise typique. Privilégiez systématiquement les classes A et B à l’achat : la différence de prix s’amortit généralement en 2 à 3 ans grâce aux économies générées.
Une fois vos données collectées, reste à éviter les pièges qui font déraper la consommation sans prévenir.
3 erreurs qui font grimper la facture sans que vous le sachiez
Certains gestes ou choix d’installation sabotent discrètement vos efforts d’économie. Ces trois erreurs sont les plus fréquentes dans les foyers mahorais, et les plus coûteuses sur la durée.
Installer le frigo ou le congélateur en plein soleil
Dans beaucoup de cuisines à Koungou ou Bandraboua, les appareils de froid finissent posés le long du mur le plus disponible, souvent celui qui prend le soleil direct l’après-midi. Résultat : le compresseur tourne en continu pour compenser, et la consommation peut grimper de 30 à 50 %. Un congélateur coffre placé sous une toiture en tôle exposée sud peut voir sa facture annuelle doubler sans que personne ne s’en aperçoive.
Laisser le chauffe-eau allumé 24 h/24 en saison chaude
L’eau du réseau mahorais arrive déjà à 24-26 °C en sortie de canalisation. Pourtant, beaucoup de foyers maintiennent leur ballon à 60 °C en permanence, y compris quand la famille est absente toute la journée. Programmer le chauffe-eau pour qu’il chauffe 3 à 4 heures la nuit suffit largement à couvrir les besoins d’une famille de quatre personnes, avec à la clé 20 à 30 % d’économies sur ce poste.
Sous-dimensionner la climatisation par souci d’économie
Acheter un split 7 000 BTU pour une pièce qui en nécessite 12 000 semble économique à l’achat, mais c’est l’inverse qui se produit. L’appareil tourne en permanence à pleine puissance sans jamais atteindre la température de consigne, ce qui fait exploser la consommation et raccourcit sa durée de vie. Dans un salon de 25 m² à Combani mal isolé, mieux vaut un split 12 000 BTU classe A+++ qui s’arrêtera régulièrement qu’un 9 000 BTU qui bataillera sans répit.
Maintenant que les pièges principaux sont levés, quelques questions fréquentes méritent encore une réponse directe.
Questions fréquentes sur les appareilles les plus énergivores à Mayotte
Combien consomme une climatisation à Mayotte par mois ?
Un split 9 000 BTU classe A+ utilisé 6 heures par jour consomme environ 150 à 220 kWh par mois, soit 30 à 45 € au tarif EDM. Un split 12 000 BTU utilisé 8 heures par jour monte à 250-350 kWh par mois, soit 50 à 70 €. Les modèles anciens ou mal entretenus peuvent doubler ces chiffres. La consommation réelle dépend fortement de la classe énergétique, de la température de consigne et de l’étanchéité de la pièce.
Est-ce que débrancher les appareils en veille fait vraiment baisser la facture ?
Oui, et plus qu’on ne le croit. Les veilles représentent 7 à 10 % de la consommation d’un foyer équipé, soit environ 50 à 100 € par an à Mayotte. Installer des multiprises à interrupteur sur les postes TV, bureau et cuisine permet de couper proprement tous les appareils non essentiels quand vous quittez la pièce ou vous couchez. Les économies apparaissent dès la première facture bimensuelle et se maintiennent sans effort.
Quelle puissance souscrire chez EDM pour un logement familial à Mayotte ?
Pour un F2 sans climatisation, 3 kVA suffisent. Pour un F3-F4 climatisé, 6 kVA sont la norme. Pour une maison équipée de plusieurs splits, plaque induction et piscine, il faut viser 9 à 12 kVA. Sous-dimensionner l’abonnement provoque des disjonctions fréquentes dès qu’on cumule clim + four + plaque. Surdimensionner coûte plusieurs dizaines d’euros d’abonnement inutile chaque année. Un électricien mahorais qualifié peut dimensionner précisément en analysant votre installation.
Un appareil acheté hors métropole consomme-t-il plus à Mayotte ?
Pas nécessairement, mais le risque existe. Les appareils importés de zones hors Union Européenne n’affichent pas toujours l’étiquette énergie européenne et peuvent masquer des consommations élevées. Un climatiseur « bas de gamme » importé peut consommer 40 à 60 % de plus qu’un modèle européen équivalent. Pour tout achat significatif, vérifiez la présence du marquage CE et de l’étiquette énergie officielle, c’est un gage de performance réelle et de conformité aux normes de sécurité.
Faut-il remplacer un vieux frigo qui fonctionne encore pour économiser ?
Oui, si votre appareil a plus de 12 à 15 ans. Un frigo de 2010 consomme typiquement 400 à 550 kWh/an, contre 200 à 280 kWh/an pour un modèle A+++ actuel. L’écart représente 40 à 60 € d’économies annuelles à Mayotte. Sur 10 ans de durée de vie, le remplacement s’autofinance largement, sans compter le gain en fiabilité et en silence de fonctionnement. Le vieil appareil peut être revendu d’occasion ou recyclé via les filières EDM/collectivité.
Conclusion
Identifier les appareils qui consomment le plus à Mayotte est la première étape concrète pour reprendre le contrôle de sa facture EDM. Dans la très grande majorité des foyers mahorais, trois appareils concentrent plus de 60 % de la consommation : la climatisation, le chauffe-eau électrique et le parc de froid (frigo + congélateur). Agir sur ces trois postes en priorité donne des résultats visibles dès le mois suivant.

Pour aller plus loin et envisager une vraie autonomie énergétique, explorez les solutions de l’énergie solaire à Mayotte, particulièrement adaptées à l’ensoleillement exceptionnel de l’île.
Mayterio reste à vos côtés pour vous accompagner, du diagnostic aux bons choix de matériel.


